monprofsvt@gmail.com

P1B TPTD1 : La théorie de la dérive des continents

mercredi 29 mars 2017 par Nico ANDRIEUX
JPEG - 72 ko

La planète Terre a une organisation interne permettant d’expliquer l’évolution des paysages en surface, mais un modèle scientifique est une construction intellectuelle hypothétique et modifiable.
Au cours du temps, la communauté scientifique l’affine et le précise en le confrontant en permanence au réel.

Objectifs de la séance :

  • Comprendre les difficultés d’acceptation des premières idées de mobilité.

Proposer une nouvelle théorie...et bien ce n’est pas toujours chose aisée !

Questionnement

Après avoir étudié l’ensemble des documents vous montrerez que l’acceptation d’un nouveau concept, en science se construit à l’aide d’arguments qui ne sont pas toujours immédiatement acceptés.

Titre 1 Doc 1 : Contraction et Terre ridée (Eduard Suess)

Le refroidissement de la Terre aurait entraîné une diminution de son volume, donc de sa surface. Celle-ci aurait donc été mise sous compression, ce qui aurait été à l’origine et des chaînes de montagnes, et des vastes dépressions que constituaient les océans.

JPEG - 60.1 ko

La théorie des ponts continentaux, sur laquelle se fondent les opposants d’A.Wegener, est largement acceptée au début du xxe siècle. Elle propose que des continents aujourd’hui séparés ont jadis été réunis par des « ponts continentaux ». Pour certains géologues, tel Émile Haug, ces ponts ont pu être aussi vastes que les continents eux-mêmes. En 1900, Haug écrit :« II est bien rationnel d’admettre que chaque unité continentale a eu sa faune propre tant qu’elle est restée isolée, que des migrations se produisent chaque fois que des communications par terre s’établissent avec une unité voisine. [...]Si plus tard l’unité continentale est morcelée par un effondrement partiel, les résidus de faunes permettront de rétablir par la pensée l’ancienne connexion. »

PDF - 16.7 ko

Titre 2 Doc 2 : Les premiers arguments de WEGENER

« La première idée des translations continentales me vint à l’esprit dès 1910. En considérant la carte du globe, je fus subitement frappé de la concordance des côtes de l’Atlantique, mais je ne m’y arrêtai point tout d’abord, parce que j’estimai de pareilles translations invraisemblables.

JPEG - 9.1 ko

En automne 1911, j’eus connaissance par hasard, en lisant une collection de rapports scientifiques, de conclusions paléontologiques, inconnues jusqu’alors pour moi, admettant l’existence d’une ancienne liaison terrestre entre le Brésil et l’Afrique. Cela m’engagea à faire un examen préalable et sommaire des résultats connexes au problème des translations, tant en Géologie qu’en Paléontologie.
J’obtins tout de suite des confirmations assez importantes pour commencer à être convaincu de l’exactitude systématique de la théorie »

Alfred Wegener, La genèse des continents et des océans, 1928 ; réédition, Paris, C. Bourgois, 1990, p.1

« Mais où donc est la vérité ? […] Les hypothèses admises comme évidentes doivent être viciées par des erreurs cachées »

Alfred Wegener, La genèse des continents et des océans, 1928 ; réédition, Paris, C. Bourgois, 1990, p.16-17

Titre 3 Doc 3 : Les analogies des faunes et des flores fossiles Von Ubisch (1886-1965)

« Les ponts hypothétiques des anciennes théories s’étendent pour la plupart sur des régions très considérables... Certains ponts traversaient même des zones climatiques différentes. C’est pourquoi ces ponts n’auraient certainement pas pu être utilisés par tous les animaux des continents qu’ils faisaient communiquer, de même que nous ne trouvons pas aujourd’hui une faune tout à fait unique sur des continents continus, même s’ils s’étendent sur une zone à un seul climat. »
Citation de Von Ubisch in A. Wegener, op. cit., p.99

GIF - 44.3 ko

Titre 4 Doc 4 : La distribution statistique du relief à la surface de la Terre

« La statistique des surfaces terrestres de même altitude met en lumière le fait curieux que l’écorce du globe présente deux niveaux nettement prédominants entre lesquels les surfaces d’altitude moyenne sont une minorité. De ces deux altitudes, la plus élevée répond aux aires continentales, la plus basse aux domaines abyssaux. Pour s’en rendre compte, il suffit de diviser la surface du globe en kilomètres carrés et de classer ces derniers par rang d’altitude. En portant en abscisses les surfaces et en ordonnées les altitudes on obtient une courbe connue sous le nom de courbe hypsographique. »

PDF - 174.6 ko

La distribution des altitudes conduit Alfred Wegener à faire une distinction claire entre océans et continents. Avec d’autres géologues, il propose que les continents soient faits d’un matériau léger (le « SIAL », riche en silicium et en aluminium) reposant sur un matériau dense (le« SIMA », riche en silicium et en magnésium), qui constitue aussi le plancher des océans. D’autres études vont suggérer que les continents « sialiques » sont en équilibre sur le SIMA, tel un iceberg dans l’eau, et qu’ils peuvent être animés de mouvements verticaux. Pour Wegener, si des mouvements verticaux des continents sont possibles, pourquoi des déplacements horizontaux ne le seraient-ils pas ?

PNG - 62.8 ko

Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 894 / 142424

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Première S  Suivre la vie du site Thème 1 : La Terre dans l’Univers, la vie et l’évolution (...)  Suivre la vie du site THEME 1B :La tectonique des plaques : l’histoire d’un (...)  Suivre la vie du site CHAPITRE 1 : La naissance d’une idée   ?

Site réalisé avec SPIP 3.0.5 + AHUNTSIC

Creative Commons License

Visiteurs connectés : 1